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Historique actualités : Catégories
EN MÉMOIRE DE : Christian Cabrol
Posté par Le webmestre le 19/06/2017 13:30:00 (1181 lectures)

Le décès du Professeur Christian Cabrol, le dernier pionnier.

Professeur CabrolLe Professeur Christian Cabrol s’est éteint le 16 juin 2016 à Paris. On aurait pu se souvenir de lui comme le chef du service de chirurgie cardiaque de la Pitié-Salpêtrière, le chirurgien de Mireille Darc, le maître d’un grand nombre de chefs ou ancien chefs de service de chirurgie cardiaque en France, le député européen, le membre du Conseil de Paris, l’auteur de plusieurs livres sur le cœur et la chirurgie, le fondateur de l’Institut de Cardiologie ou le chirurgien de la première implantation de cœur artificiel total en France et bien d’autres choses encore. Mais c’est bien cette première greffe cardiaque européenne le 27 avril 1968 qui marquera le plus sa vie et la mémoire collective. Fallait-il être fou pour les uns ou visionnaire pour les autres pour oser imaginer alors qu’il était jeune chirurgien fellow dans le laboratoire de Walton Lillehei (le père de la circulation extracorporelle) à Minneapolis, que cette aventure puisse être couronnée de succès à une époque où aucune loi en France ne l’autorisait et que la ciclosporine était encore loin d’être découverte ? Il fallait être encore fou ou visionnaire pour oser persévérer pendant toutes les années 70 alors que les résultats étaient décevants et que comme il aimait à le raconter, il  attendait avec impatience de fêter le dixième greffé cardiaque vivant et qu’une nouvelle greffe cardiaque était rapidement suivie du décès d’un des greffés précédents si bien que la bouteille de champagne a attendu longtemps au frigo. Depuis, des milliers de greffes cardiaques ont et continuent à être réalisées en France, il présidera France Transplant et  l’International Society of Heart and Lung Transplantation et surtout parcourera inlassablement la moindre petite ville de France pour porter haut les couleurs du don d’organe. Comme un dernier pied de nez, juste avant de fêter le cinquantenaire de cette greffe historique, Christian Cabrol, celui qui a osé,  a rejoint ses complices qu’il avait cotoyés du temps de Minneapolis, Norman Shumway  et Christiaan Barnard. Mireille Darc pleure et nous aussi.

EN MÉMOIRE DE : Paul Terasaki
Posté par Le webmestre le 01/02/2016 11:30:00 (2025 lectures)

renekuss

Bye bye Paul !

Paul Terasaki s’est éteint à son domicile de Los Angeles le 25 janvier 2016, à l’âge de 86 ans.

Il a dirigé le laboratoire d’histocompatibilité de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) pendant 30 ans, jusquà sa retraite en 1999, où il fonda la Terasaki Foundation pour continuer son travail de recherche.Il a parallélement crée en 1984 une compagnie privée, One Lambda, pour développer et fournir à la communauté les outils nécessaires au typage HLA et à la détection des anticorps impliqués dans le rejet de greffe.

Il a profondément transformé la manière dont nous effectuons les transplantations, et ce à 2 reprises :

- en 1964 il développa un micro-test de lymphocytotoxicité n’utlisant qu’un seul microlitre de sérum et de cellules lymphocytaires. Il en démontra l’utilité dans son papier du New England Medecine de 1969, devenu un grand classique, conduisant à l’adoption et l’utilisation en routine du crossmatch dans tous les centres de transplantation du monde ;

- en 2003 il adapta la technique Luminex à la détection des anticorps anti-HLA, permettant un gain extraordinaire de sensibilité et de spécificité. Il démontra l’importance du rôle des anticorps dans la perte du greffon et développa le concept de la théorie humorale en transplantation (AJT 2003).

Très accessible, jamais condescendant, toujours à l’écoute, Paul Terasaki avait une curiosité intellectuelle toujours en éveil, une ténacité et une force de conviction inébranlables.

La Sociéte Francophone de Transplantation s’associe à la douleur de sa famille Et rend hommage à ce grand pionnier de l'immunologie de transplantation.

Pr Denis Glotz

EN MÉMOIRE DE : René Küss
Posté par Le webmestre le 24/06/2006 23:10:00 (2267 lectures)

renekuss
René Küss nous a quitté le 20 juin 2006 au terme d’une carrière de près de 70 ans consacrée pour sa plus grande part à l’Urologie.
Bien au-delà des performances techniques connues de tous, de la première réparation d’une plaie iatrogène de l’uretère en 1947 aux premières transplantations rénales en 1951 et au développement de la chirurgie conservatrice dans le traitement des cancers du rein dans les années 80, c’est au chirurgien humaniste et visionnaire qu’il faut d’abord rendre hommage.

Dès les années 50 une amitié sans faille le lie à Marcel Legrain et c’est ensemble qu’en 1972 ils créeront à l’Hôpital de la Pitié une Unité de Transplantation faisant partager sur un modèle Anglo-saxon les responsabilités thérapeutiques aux chirurgiens, anesthésistes et néphrologues.

Si la technique chirurgicale de la transplantation reste à ce jour - et dans le monde entier- très proche de celle mise au point il y a plus de 50 ans par René Küss, son groupe proposera aussi à la fin des années 70 grâce à l’aide des réanimateurs des conditionnements peri-opératoires du receveur permettant un recours minimal à la dialyse post transplantation et obtiendra des résultats à long terme en bithérapie que bien des protocoles actuels d’immunosupression pourraient leur envier.

Ce goût particulier pour l’aspect chirurgical mais aussi médical de la transplantation conduira au développement avec les années d’une véritable sur-spécialisation de plus jeunes collaborateurs du service de la Pitié dont l’activité se centrera dès lors et jusqu’à ce jour sur la chirurgie de l’insuffisance rénale chronique sous tous ses aspects.

Mais René Küss avait aussi un attrait pour la peinture à la fois éclectique et particulier, des primitifs flamands à l’impressionnisme. Son charisme et des attaches normandes lui avaient permis ainsi il y a quelques années d’organiser à Honfleur une rétrospective Eugène Boudin sans équivalent depuis.

Technicien, visionnaire, humaniste mais encore plus chef d’école, chirurgicale certes mais plus simplement de vie à travers un humour redoutable, reflet d’une humilité soigneusement masquée que seuls ses plus proches élèves savaient percevoir. Ils perdent avec sa disparition un guide mais garderont un modèle et partagent la peine de sa famille.

MO BITKER

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